Institution ses ministères et entrée au postulat canonique

Au cours de l’Eucharistie qu’il a présidé à Kinshasa, au Scolastitat Père Claret de Mont Ngafula, ce samedi 18 février 2017, le Révérend Père Joseph Mbungu Mutu, Supérieur Délégué a conféré les ministères de lectorat et d’acolystat aux étudiants en théologie. Il a également accepté quatre postulants présenter par la préfecture de formation de commencer leur étape de postulat canonique comme l’exige nos documents six mois avant le noviciat (   ).

Son homélie lors de cette célébration eucharistique s’est articulée autour de quatre verbes tirés de la Parole de Dieu du jour : monter, contempler, descendre et croire (Cf.           ).

  • Monter : la montagne demeure un lieu spirituel très profond dans l’expérience biblique, mais aussi dans l’expérience spirituelle. Il faut monter avec tout ce que cela comporte. Les difficultés sont certes expérimentées tout au long de la montée. Lorsqu’on monte, l’ardeur d’exceller dans le bien ne doit plus s’éteindre. On est invité à aller plus loin. Quand on se trouve déjà à un certain niveau, on doit aller plus loin ; on ne doit plus descendre plus bas avec des habitudes d’autrefois. C’est parfois triste de constater que quatre postulants commencent leur étape de postulat canonique, et par la suite un seul est admis au noviciat. L’effort personnel à fournir en permanence de pouvoir réjoindre l’idéal que nous nous sommes donnés est ici mis en exergue. Il s’agit de correspondre à tout moment à l’étape où l’on est. Cette montée ne peut pas de faire par procuration. Le vécu de résolutions prises à l’entrée de cette étape s’avère nécessaire.
  • Contempler : la contemplation nous invite à l’intimité avec celui qui nous a aidé à monter et avec d’autres expériences découvertes aucours de cette contemplation. C’est cette dernière qu’il faut intensifier pendant cette nouvelle étape de formation. Il s’agit d’écouter la voix du Père qui nous parle par son Fils incarné. Quelle est l’intimité que j’aie avec Jésus-Christ qui m’appelle à le suivre ? Quelle est l’intimité que j’aie avec l’idéal de la Congrégation que je découvre pendant cette étape de ma formation. Il est question d’être avec le seigneur pour mieux être, pour mieux nous retrouver et pour mieux servir. Par ailleurs, en descendant, il faut toujours garder la distance avec la foule. Il faut être profondément enraciné dans la contemplation pour mieux discerner les vrais besoins de la foule, des hommes et des femmes vers qui nous sommes envoyés.
  • Descendre : il ne faut pas s’engager pour soi-même, pour ses propres réalisations. Il faut s’engager pour les autres, pour la communauté. Si la montée est parfois raide, difficile, la descente au contraire sereine…on se forme pour amorcer paisiblement la descente, pour mieux servir les hommes et les femmes dans leurs détresses, leurs tribulations, leurs angoisses. Ne jamais oublier les deux pieds du missionnaire : la prière et l’étude.
  • Croire : un cheminement vocationnel ne peut pas s’amoncer si l’on a pas l’expérience d’adhésion totale à celui qui nous appelle ; si l’on a pas la foi en un Dieu présent avec nous.

Il a enfin invité l’assemblée à prier pour les frères à l’honneur afin que l’étape de postulat canonique soit une nouvelle prise de conscience dans leur cheminement vocationnel en cherchant toujours à monter, à être des vrais hommes de centemplation et à avoir déjà une vision pour les gens qui sont dans le monde tout ce cela dans la foi. Que le frère qui, désormais, va être lecteur se mette réellement à l’écoute de la parole de Dieu en la proclamant avec dignité. Que nos frères qui vont devoir exercer leur acolytat soient soutenus par le Seigneur afin qu’ils correspondent à la dignité de l’autel et que la Sainte Vierge Marie rempart de la foi intercède pour chacun d’entre nous.

Christian KASEMA MASANGU, CMF

Secrétaire de la Délégation    

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